Marie-Claire du 15 octobre 2025 © Goupe Marie-Claire

Mes recommandations concernant les T.C.A

Cet article sur les bienfaits de la pomme m’a immédiatement interpellée par son approche simple, mais profondément révélatrice d’une réalité que je rencontre souvent dans le cadre des troubles du comportement alimentaire. En tant que professionnelle engagée dans l’accompagnement de personnes souffrant d’anorexie mentale, d’hyperphagie boulimique ou encore d’anorexie boulimie, je vois combien notre rapport à l’alimentation peut être à la fois source de souffrance et de réparation.

 

La pomme, dans sa simplicité, devient ici un symbole puissant : celui d’un aliment sans culpabilité, accessible, rassasiant et nutritif. Dans les cas d’hyperphagie ou de trouble alimentaire marqué par des prises alimentaires impulsives et excessives, le besoin de réconfort et de contrôle est constant. Intégrer un fruit comme la pomme, riche en fibres comme la pectine, peut contribuer à rééquilibrer les sensations de satiété, souvent altérées dans les troubles du comportement alimentaire.

 

Les personnes souffrant d’hyperphagie boulimique, par exemple, perdent le contact avec leurs signaux de faim et de satiété. Or, un aliment à mâche comme la pomme, qui demande du temps pour être consommé, peut aider à ralentir le rythme alimentaire et à reconnecter avec le corps. Cela ne constitue pas un hyperphagie traitement à lui seul, mais c’est un outil complémentaire précieux dans la prise en charge globale.

 

De plus, la richesse en antioxydants, en vitamine C et en bêta-carotène évoquée dans l’article me permet de rappeler à mes patient·es que l’alimentation a un rôle direct sur l’état émotionnel, l’anxiété et la fatigue, autant de symptômes que l’on retrouve fréquemment dans les troubles comportement alimentaire. Un microbiote équilibré, soutenu par les fibres de la pomme, a un impact non négligeable sur la régulation de l’humeur, et c’est une donnée essentielle lorsqu’on parle d’anorexie mentale ou d’hyperphagie boulimie.

 

Ce que j’apprécie dans l’approche de l’article, c’est aussi l’absence de discours culpabilisant. Aucun aliment n’est miracle, et surtout pas dans les T.C.A où chaque choix alimentaire peut devenir un combat intérieur. Proposer la pomme comme une composante d’un quotidien équilibré, sans pression, c’est valoriser une relation apaisée à la nourriture, loin de la restriction cognitive ou des cycles de restriction-compulsion caractéristiques des troubles du comportement alimentaire.

 

L’idée que “la pomme n’a peut-être pas encore dit son dernier mot” me parle profondément. Dans un monde où l’hypercontrôle alimentaire et l’obsession de la minceur prennent souvent le pas, revenir à des aliments simples, non transformés, riches de sens comme de nutriments, peut être un véritable point d’ancrage thérapeutique. Loin d’être anodine, la pomme devient alors un levier de réconciliation entre alimentation et bien-être.

 

En conclusion, cet article m’a permis de faire un lien concret entre un fruit du quotidien et la complexité des T.C.A. Car oui, une pomme par jour ne remplacera pas un suivi thérapeutique, mais elle peut symboliser une habitude saine, durable, et surtout, non violente pour le corps comme pour l’esprit.

J'ai mangé une pomme par jour pendant un mois : voici les effets sur mon corps

“Une pomme par jour éloigne le médecin”, dit le proverbe. Facile à croquer,bon marché et locale, la pomme semble cocher toutes les cases. Maispeut-elle vraiment soutenir notre santé ? Une diététicienne nous aide à comprendre pourquoi ce fruit simple n'est pas à négliger.

 

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Une pomme par jour éloigne-t-elle vraiment le médecin ? C’est ce qu’affirme l’expression, à l’origine anglo-saxonne (“an apple a day keeps the doctor away”). Alors pour savoir ce qu’il en est réellement, j’ai moi-même testé l’expérience. 

 

Et je dois dire qu’en un mois, sans changer mon rythme de vie habituel, je n’ai pas pu observer de grandes différences. Au-delà du fait de m’être régalée, dur de savoir si cela a bien eu un effet sur ma santé. 

 

Alors, à l’heure des super-aliments, la pomme peut parfois être délaissée aux profits des kiwis, kakis et autres fruits exotiques à la mode, mais cette dernière, elle aussi, pourrait être une source importante de vertus pour notre santé. Facile à trouver dans le commerce, peu coûteuse et pouvant être issue de l’agriculture française, la pomme n’a peut-être pas encore dit son dernier mot.

 

 Au-delà de mon expérience personnelle, et aussi pour comprendre pourquoi ce proverbe a traversé les âges et les frontières, Caroline Seguin, diététicienne-nutritionniste spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire, revient pour nous sur les raisons qui peuvent nous inviter à consommer une pomme par jour.

Un fruit complet

 

 

Il n’y a quasiment pas de point négatif pour la pomme, commence la spécialiste, elle est intéressante, car elle est composée à 82% d’eau, elle est donc très hydratante et présente une quantité négligeable de lipides”, poursuit-elle. En termes de calories, on compte 52 kilocalories pour 100 grammes, là encore, un chiffre plus que raisonnable. “D’autant plus que c’est un fruit plutôt rassasiant, car c’est un aliment avec de la mâche, ce qui favorise la satiété”, relève l’experte.

 

Mais ce n’est pas tout : ce fruit présente aussi de nombreux bienfaits. Celui-ci renferme notamment une concentration importante de potassium, puisque pour 100 grammes de pommes, on compte 119 milligrammes de cet électrolyte, qui permet un bon fonctionnement du système cardiovasculaire. En termes de minéraux, on trouve une concentration intéressante de magnésium et de calcium, indique la nutritionniste. 

 

La pomme contient aussi de la vitamine C et du bêta-carotène, aussi connu sous le nom de vitamine A. Ces deux éléments sont de puissants antioxydants, c'est-à-dire qu’ils permettent de limiter le vieillissement cellulaire, précise-t-elle. 

 

Ce sont les pommes dont la peau est jaune orangée ou rouge qui en contiennent le plus, précise Caroline Seguin, car la vitamine A est contenue dans les pigments qui donnent cette couleur. Celle-ci conseille donc de se tourner vers ce genre de pommes, plutôt que vers des pommes vertes (qui contiennent tout de même l’ensemble des éléments cités précédemment), et de ne pas les peler, à condition qu'elles soient bio et de bien les nettoyer avant consommation.

L’ingrédient secret 

 

 

C’est donc incontestable : la pomme est bonne pour notre corps et sa consommation quotidienne permet de contribuer aux apports nutritifs recommandés chaque jour. Mais ce n’est pas tout : “manger une pomme par jour, c’est avant tout consommer des fibres en quantité intéressante, notamment de la pectine, qu’on ne retrouve quasiment que dans la pomme”, explique la diététicienne. 

 

Cette fibre soluble forme un gel visqueux au contact de l’eau dans l’intestin, et elle joue aussi un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du microbiote intestinal. “Elle nourrit les bonnes bactéries du côlon et permet donc de contribuer à la bonne santé de celui-ci”, précise la spécialiste. 

 

Or, ce dernier est un élément clé pour notre état global : lorsqu’il est déséquilibré, le microbiote affecte, entre autres, le système immunitaire, l’humeur et l’anxiété, ou encore nos niveaux d'énergie, rappelle le site des Hospices Civiles de Lyon. Et si la quantité de fibres importante qu'on trouve dans ce fruit le rend indigeste, il est également tout à fait possible de le faire cuire ou bien de le réduire en compote, pour profiter de ses bienfaits. 

 

Cette solution ramollira les fibres, les rendant plus digestes, sans pour autant les détruire, souligne l'experte.

Une pomme par jour, vraiment ? 

 

 

À ce titre, on peut dire que la pomme est particulièrement intéressante par rapport aux autres végétaux. Toutefois, chaque fruit ou chaque légume apporte ses spécificités à l’organisme, tempère-t-elle. 

 

Ainsi, la pomme a l’avantage de compter pour une portion saine des cinq fruits et légumes par jour recommandés, mais l’idée n’est pas de compter uniquement sur votre consommation quotidienne de pomme pour maintenir votre état de santé. 

 

“Aucun aliment à lui seul ne peut garantir une bonne santé. L’intérêt de la pomme réside dans sa régularité et dans le fait qu’elle s’intègre facilement à une alimentation équilibrée”, résume Caroline Seguin. 

 

Pour la spécialiste, l’adage, dont les premières traces remontent à la fin du XIXe siècle aux Pays de Galles, doit probablement son origine à la faible diversité de végétaux de l’époque. Si aujourd’hui notre alimentation est plus variée et propose plus d’option, une pomme par jour peut effectivement contribuer votre santé, à condition de maintenir des habitudes quotidiennes saines.