Top Santé du 7 octobre 2026 © Reworld Media Magazines

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Perte de poids : courge, butternut, potimarron, voici le choix le moins calorique à privilégier selon une experte en nutrition

Potimarron, butternut, courge spaghetti ... A l'automne, une grande variété de courges envahit les étals de marché et il peut être difficile de s'y retrouver. Une experte nous explique les différences et intérêts nutritionnels de chacune.

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L’automne est une saison charnière où il faut prendre le plus grand soin de son alimentation afin de préparer son organisme à l’hiver. Il est donc important de manger des fruits et des légumes de saison. Parmi eux, les courges sont particulièrement intéressantes.


« Peu caloriques - elles tournent globalement entre 25 et 35 kilocalories pour 100 grammes d’aliment – les courges sont gorgées d’eau et riches en fibres - qui améliorent le transit et la satiété – apportent du magnésium - bon pour la fonction musculaire, le rythme cardiaque et le métabolisme osseux - mais aussi de potassium - bon pour la régulation de la tension, la contraction musculaire et le fonctionnement normal du système nerveux », nous explique Caroline Seguin, diététicienne-nutritionniste et comportementaliste. « Fait rare, elles contiennent aussi du manganèse, qui favorise la cicatrisation et des vitamines antioxydantes A, C et E », ajoute-t-elle.

 

Quant à savoir laquelle privilégier, cela dépend vraiment de vos priorités nutritionnelles. Si vous êtes dans un objectif de perte de poids, la moins calorique est la musquée de Provence (24 kilocalories pour 100 grammes), suivie du potiron (26), de la courge spaghetti (28), du patidoux (30), de la bleue de Hongrie (35) et du potimarron (39), détaille l’experte. Mais ces différences étant très faibles, la quantité de courge consommée et la façon dont vous la cuisinez auront plus d’impact sur la balance que la courge en elle-même.

De l’intérêt de la pigmentation

 

La particularité qui distingue vraiment les courges les unes des autres d’un aspect nutritionnel est leur pigmentation. « La couleur des aliments, qu’il s’agisse des fruits ou des légumes, oriente vers des propriétés nutritionnelles un peu différentes », déclare Caroline Seguin.

 

Commençons par les orangées : le potimarron et le potiron. « Ils sont riches en bêtacarotène, précurseur de la vitamine A et un antioxydant. On ne mange pas souvent des produits orangés à part les carottes et les oranges mais en automne, la nature nous propose plus d’aliments orangés, ce n’est pas un hasard, elle nous apporte ce dont on a besoin au moment où on en a le plus besoin. »

 

Le bêta-carotène a une activité antioxydante et contribue au maintien d’une bonne vision, de la peau et des muqueuses et au fonctionnement du système immunitaire. La courge spaghetti et le butternut, de pigmentation plutôt jaune, contiennent eux aussi du bêtacarotène mais en moindre quantité.

 

Varier les plaisirs pour faire du bien à l’organisme

 

Les variétés blanches, comme le patidoux, sont intéressantes par leur richesse en fibres. Pour rappel, ces dernières sont intéressantes pour le transit et la satiété mais aussi pour la régulation de la glycémie et du cholestérol et le bon fonctionnement du microbiote intestinal.

 

La bleue de Hongrie, comme son nom l’indique, est de pigmentation bleue. « Cela indique qu’elle est riche en anthocyanes, que l’on retrouve dans le raisin et les aubergines », précise Caroline Seguin. Ces polyphénols aux propriétés antioxydantes contribuent à protéger les cellules du stress oxydatif. Enfin, la courge musquée de Provence est verte et donc riche en chlorophylle.

 

En conclusion, toutes ces courges « ont des propriétés nutritionnelles globalement communes mais leur différence majeure est liée à leur pigmentation qui aura un intérêt nutritionnel différent », résume Caroline Seguin qui conseille d’alterner les couleurs pour varier les plaisirs et booster votre organisme à l’approche de l’hiver.